Maladie de Lyme : La cure naturopathique

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Maladie de Lyme : cure naturopathique

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Dans cet article, nous allons aborder les différentes manières de combattre la bactérie et les toxines qu’elle libère.

Pour cela il faudra avant tout rétablir le terrain. A savoir, nous verrons comment assainir l’organisme dans son ensemble puisqu’il s’agit d’une maladie multisystémique et l’importance de renforcer le système immunitaire.

Les méthodes de traitements naturels sont nombreuses et il n’existe pas qu’une seule méthode. Celles-ci sont à adapter à chaque individu et selon les symptômes ressentis.

En effet, selon l’avancement de la maladie et l’état physique et psychique dans lequel se trouve la personne malade, il est nécessaire de commencer le traitement progressivement et répondre aux objectifs thérapeutiques par ordre de priorité.

C’est pourquoi il est judicieux d’« évaluer » au préalable l’état de l’organisme par le biais de tests urinaires, sanguins, bilans de vitamines et oligo-éléments, test d’intoxication aux métaux lourds et recherche des co-infections (dont parasites et levures en prélevant les selles). Le plus important sera de ne négliger aucun objectif de traitement.

Enfin, il est recommandé d’établir son propre programme de guérison avec le soutien d’un thérapeute. Cela aidera la personne à savoir à quelle étape elle en est, et de noter l’évolution du traitement mais aussi de ses symptômes.

Les traitements alternatifs sont longs, ils peuvent durer plusieurs années, il faut donc faire preuve de volonté et de patience. Lorsqu’on parle de « traitement », il est évident que ce sont des méthodes qui ne se substituent pas à un médicament. De plus, si la personne désire se soigner, il ne s’agit pas simplement d’ingérer des compléments alimentaires ou extraits de plantes, en effet, il faudra sans doute revoir l’hygiène de vie, condition sinequanone pour améliorer la santé.

Diverses méthodes et approches ont été élaborées par différents médecins, cependant dans mes recherches, j’ai pu constater que la méthode Klinghardt (médecin allemand) était très complète et son cheminement me semble être logique. D’ailleurs, je me suis appuyée sur cette logique pour construire cette dernière partie.

En Allemagne et aux Pays Bas, des cliniques spécialisées sont conçues afin de venir en aide aux personnes souffrant du syndrome Post -Lyme. Outre les traitements d’antibiothérapie, ces cliniques ont été établies dans une démarche de remise en forme avec des méthodes naturelles : perfusions de vitamines, thérapies de lumière, oxygénothérapie, bains de pieds détoxifiants, sauna à infra-rouge…

Assainir le mode de vie pour corriger l’acidose :

Dans la partie précédente, nous avons expliqué les conséquences que pouvait causer la borrélie sur l’organisme. Parmi ces conséquences, l’acidose, inévitable en cas de borréliose est responsable de nombreux dégâts. Un premier travail qui consiste à désacidifier l’organisme aidera par la même occasion à combattre la bactérie.

On peut mesurer le degré d’acidité de la salive, des urines et de la sueur à l’aide de bandelettes test.

Pour lutter contre l’acidose, nous allons voir les différentes recommandations qui sont à appliquer concernant l’hygiène de vie.

Limiter le stress :

« J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé », le proverbe de Voltaire, aussi simple soit-il mais que j’apprécie beaucoup pour son optimisme, exprime le lien que l’on peut établir entre notre propre état d’âme et notre santé physique. Effectivement, les êtres humains ont cette tendance à somatiser et les maladies arrivent rarement de manière anodine. A savoir que la maladie apparait généralement à une période « critique » de la vie, où peuvent apparaitre des remises en question, des chocs psychologiques, des difficultés avec son environnement etc.  Le fait d’être dans le contrôle permanent de soi-même, d’avoir des difficultés dans à « lâcher-prise », contribuent à un épuisement mental. Ces charges psychiques finissent par avoir des répercussions sur notre physique.  Ainsi, la maladie profite que l’organisme soit fragilisé pour venir s’y installer, et cela a été mon cas.

Le stress est un des premiers facteurs acidifiant pour l’organisme. Notons que le stress est une réaction qui s’accompagne souvent d’un « trop plein d’émotions » telles que des angoisses, des doutes, des idées fixes, des ruminations voire de la colère. Sur le long terme, ces pensées négatives maintiennent le corps en tension.

Rappelons que la bactérie Borrelia, de par sa charge de toxines, amplifie l’acidification de l’organisme. C’est pourquoi le premier travail sera de gérer le stress, pour limiter ce phénomène d’acidose. Ce n’est pas une tâche simple mais des outils existent pour apprendre à se détendre et travailler sur sa gestion du stress.

La moindre source de stress est nocive chez une personne souffrante de borréliose car celle-ci pourrait réactiver les effets néfastes de la maladie. La détente et les petits instants de

Cependant, les « mauvaises habitudes » quotidiennes sont à proscrire le plus rapidement. On évitera voire supprimera en priorité toute substance excitante ou addictive, entretenant le stress : café et thé à fortes doses, sodas, alcool, tabac… S’accorder du repos et respecter un sommeil adapté à ses besoins seront indispensables tout au long du traitement. S’accorder des petites siestes dans la journée lorsque le corps le réclame sera la bienvenue. Il faudra être à l’écoute de son corps et apprendre à connaitre ses limites pour ne pas brusquer davantage l’organisme, déjà en souffrance. En effet, il est préférable d’être progressif dans les sorties, les activités de la vie quotidienne, et demander un arrêt maladie si se rendre au travail s’avère trop compliqué.

Plusieurs outils « anti-stress » peuvent être utiles pour lâcher prise sur ses émotions et pensées négatives, leur rôle étant de contribuer à la détente de son corps.  Chacun pourra choisir sa propre technique pour accéder à un mieux-être intérieur. Parmi ces techniques, nous pouvons citer les pratiques de relaxation telles que la méditation, le yoga, la cohérence cardiaque (basée sur des techniques respiratoires), l’hypnose mais également la médecine traditionnelle chinoise (réflexologie plantaire, acupuncture…) les massages bien-être, l’ostéopathie, l’hydrothérapie (bains hyperthermiques, sauna, hammam…) et bien d’autres méthodes pouvant favoriser la détente et la prise en charge de la douleur.

Manger sainement et s’hydrater :

« Que ton alimentation soit ta première médecine » (Hippocrate), le père de la médecine traditionnelle occidentale associe l’alimentation à un médicament. En effet, lorsque cette dernière est saine, elle contribue à prévenir les maladies mais aussi à réparer l’organisme lorsque celui-ci a été entravé par un facteur nuisible.

Nous avons vu plus haut, que les personnes atteintes de borréliose sont non seulement sujettes à une acidose mais peuvent aussi présenter une hyperperméabilité intestinale, d’où l’intérêt à redoubler de vigilance quant à toute substance alimentaire ingérée. La réforme alimentaire est à mettre en place le plus tôt possible. Il faut compter environ deux ans pour que les intestins et le terrain soient « réparés ».

Si l’on veut guérir de la maladie de Lyme, cette réforme alimentaire doit être stricte et dans tous les cas, il faut commencer par revoir nos habitudes alimentaires car un grand nombre d’individus ignore la toxicité que présentent certains aliments…

Dans un premier temps, oncommencera par supprimer tous les aliments pour lesquels on suspecte une intolérance alimentaire, phénomène fréquent pour le cas de Lyme. Pour plus de certitude, il sera intéressant de pratiquer le test d’intolérance « ImuPro », qui reste le plus performant.

Précisons que le régime alimentaire sera à adapter en fonction de chaque individu, par rapport à ses habitudes alimentaires (rythme, goûts, culture…) mais surtout en fonction de ses carences nutritionnelles et dysfonctionnements métaboliques. A savoir qu’il y a malgré tout, des « grandes règles » applicables pour tous les malades de Lyme, que nous allons évoquer à présent. Les régimes que je vais aborder plus loin ne sont en aucun cas exhaustifs mais font partie désormais de mon quotidien et présentent pour moi comme pour un grand nombre de personnes malades de grands bénéfices.

Pour traiter l’acidose, il sera prudent de privilégier des aliments alcalinisants (notamment les fruits et légumes) et supprimer ou réduire tout aliment ou boisson acidifiant tels que le café, l’alcool, la viande, les préparations industrielles et trop sucrées.

En effet, le premier aliment à bannir de notre alimentation est le sucre pour plusieurs raisons: acidifiant l’organisme, les sucres raffinés nourrissent la bactérie Borrelia et entretiennent les candidoses. Ils contribuent aux réactions inflammatoires, en perturbant notre flore intestinale. De plus, ils présentent une toxicité pour les cellules nerveuses. Ils sont fortement déconseillés pour les malades de Lyme car ils affaiblissent davantage les défenses immunitaires, d’où le phénomène de fatigue chronique et d’infections à répétition. Enfin, ils augmentent les fringales en provoquant des élévations brutales de la glycémie dans le sang suivies d’un effondrement tout aussi brutal. C’est pourquoi, il est impératif de privilégier des aliments protéinés et riches en acides gras au petit déjeuner.

Parmi les aliments, certaines molécules sont plus toxiques que d’autres, notamment le gluten, protéine se trouvant dans certaines céréales et la caséine, qui est la protéine du lait.

En effet, aujourd’hui les céréales n’ont plus la même structure que celles que consommaient nos grands-parents. Elles sont désormais transformées (OGM, pesticides etc.) dans le but d’augmenter le rendement agricole. De même pour le lait de vache, l’être humain, surtout à l’âge adulte, ne possède pas les enzymes adéquates pour pouvoir le digérer et le métaboliser(7).

(7) D’après l’ouvrage du Dr Seignalet: « l’alimentation ou la 3ème médecine

Dans la nature, chaque espèce animale se nourrit du lait de sa propre espèce. De plus, on administre de plus en plus d’antibiotiques aux vaches, qui reviennent dans le lait que nous consommons.

Les crétois ne consomment pas de lait de vache, pour autant, c’est une population en très bonne santé qui puisent le calcium et autres nutriments dans d’autres aliments. D’ailleurs je préconise ces deux régimes : Seignalet et crétois pour les personnes atteintes de Lyme. Le régime Seignalet ou « régime paléo » a pu soulager une centaine d’affections. Ce dernier élimine toute céréale mutée comportant du gluten (blé et dérivés) ainsi que tout produit laitier d’origine animale dans le but de limiter la porosité intestinale et les réactions inflammatoires. Tout comme le régime crétois, le Dr Seignalet recommande de consommer quotidiennement des huiles végétales vierges, extraites à froid (huile d’olive, de noix, de colza…) pour un apport en bons acides gras et oméga 3.

Le régime crétois ou « diète méditerranéenne » est une pratique traditionnelle qui privilégie une consommation abondante de fruits, oléagineux, légumes, légumineuses, poissons gras et une consommation modérée de produits laitiers et viande.

Bien sûr, dans cette réforme alimentaire, on choisira impérativement des produits bios et non industriels, c’est-à-dire, qui ne sont pas transformés. Il faudra également être vigilant quant au mode de cuisson, préférer la cuisson à la vapeur douce, à la casserole à feu doux et au four à basse température.

Contrairement aux idées reçues, les œufs constituent une excellente source nutritionnelle (à condition de ne pas en abuser) de par leur teneur en vitamines du groupe B. De plus, ils soutiennent les systèmes nerveux et immunitaire.

Les jus de légumes crus sont fortement conseillés notamment pour traiter l’acidose car ils participent à la détoxification de l’organisme. Riches en minéraux et vitamines, ils servent aussi à combler des carences.  Ils se boivent 30 minutes avant le repas de préférence. On peut alterner avec un ou deux jus de fruits pressés dans la journée entre les repas. L’intérêt de l’extracteur à jus réside dans sa facilité d’assimilation des nutriments dans l’organisme (intéressant pour le syndrome du côlon irritable). Lorsqu’il est compliqué de modifier dans l’immédiat les habitudes alimentaires, nous pouvons avoir recours à des compléments alimentaires alcalinisants renfermant des minéraux basiques.

Enfin, une bonne hydratation constitue un pilier très important dans la guérison. Non seulement, l’eau est une boisson économique mais en plus elle a des propriétés détoxifiantes, à condition de bien la choisir. Il est recommandé de choisir une eau la plus « vide » possible, c’est à dire pratiquement pure.

Les deux types d’eau les plus recommandées sont l’eau de source (faiblement minéralisée) ainsi que l’eau distillée, déchargée de toute matière organique, celle-ci est intéressante pour détoxiquer l’organisme.

Il est conseillé de boire beaucoup le matin à jeun, du fait de la concentration importante de toxines et de déchets dans le corps après une nuit de sommeil.

Des tisanes de plantes peuvent être bues plusieurs fois dans la journée pour leurs effets thérapeutiques : camomille, verveine, thym, mélisse, romarin. Les bouillons faits maison constituent également une bonne source d’hydratation associée à un apport de minéraux intéressant. On peut les consommer pendant ou entre les repas.

Quelle que soit la forme sous laquelle nous buvons de l’eau, l’important sera d’en boire entre 1,5 à 2L par jour.

Remise en forme :

Je fais du sport depuis longtemps mais cela n’a pas été toujours régulier. Quand j’ai commencé à souffrir de fatigue chronique inexpliquée, l’exercice physique régulier m’a aidé à me sentir plus en forme. Chaque semaine, je suis un petit programme sportif que j’adapte à ma condition physique du moment, mes envies et à mon emploi du temps. Quand j’ai commencé à m’y atteler, je ne voulais pas que cela représente une activité contraignante, ainsi, même quand je n’étais pas très motivée, je pensais de suite aux bénéfices qui m’attendraient après.

Je dois avouer que lorsqu’on travaille et qu’on dort plus de 10 heures dans la journée, il reste très peu de temps pour soi. Cependant, s’accorder 45 minutes de sport 3 fois par semaine n’est pas insurmontable.

Trois fois par semaine (dont 1 fois le week-end), je m’octroyais une petite séance de 30 minutes de jogging à l’extérieur dont 5 minutes de marche pour commencer, dans un cadre agréable, suivie de quelques exercices de renforcement musculaire chez moi (sans jamais forcer) pour enfin terminer par des étirements. Pendant les périodes où je ne me sentais pas bien, je réduisais mon programme pour ne pas m’affaiblir davantage.

N’importe quelle activité physique constitue une pratique thérapeutique pour améliorer la santé, à condition que cette dernière soit régulière. L’élément important qu’il faut prendre en compte est la connaissance de ses propres limites. A savoir, commencer progressivement pour ne pas se décourager et ne pas puiser toute son énergie. Même si les premières séances de sport sont courtes (5 minutes par exemple), peu importe, le but étant avant tout de mobiliser son corps afin de maintenir un certain tonus au niveau des muscles et de mieux oxygéner le cerveau. L’intérêt du sport ou activité physique modérée chez les personnes atteintes de Lyme est de pouvoir transpirer un minimum afin de pouvoir libérer un bon nombre de toxines. De plus, l’activité physique est un anti-stress (libération d’endorphines et d’enképhalines), ainsi elle contribue à limiter l’acidose. Je recommande le sport à l’extérieur pour une bien meilleure oxygénation des cellules. Il sera important de bien s’hydrater après toute activité sportive.

Si l’état de santé de la personne ne lui permet pas de faire trop d’efforts physiques trop poussés, la natation peut être une alternative car elle reste une activité douce. Pour les personnes très affaiblies par la maladie, la marche en forêt ou en campagne à raison de 15 à 20 minutes par jour est une activité relaxante apportant une source d’oxygène, qui peut être envisagée.

Enfin, l’exercice physique entraîne une respiration plus approfondie, ce qui facilite l’élimination des déchets métaboliques et du dioxyde de carbone. Une respiration trop « superficielle » est un facteur acidifiant pour l’organisme.

Détoxification de l’organisme et élimination des métaux lourds :

L’intoxication aux métaux lourds dont nous sommes de plus en plus exposés à cause d’un environnement industrialisé, pollué et une hygiène de vie néfaste touche un grand nombre d’individus et est en partie responsable de l’augmentation des maladies multi-systémiques dont la maladie de Lyme.

Les neurotoxines provenant de la Borrélia font partie des plus nocives qui existent. Tout comme les métaux lourds, ces toxines se dissolvent et s’enfoncent dans les tissus graisseux de l’organisme, ce qui les rend très compliquées à éliminer.

La détoxification concernera les « émonctoires », c’est à dire les « portes de sortie » des déchets et toxines : peau, poumons, intestins, reins et foie ainsi que toutes les cellules de l’organisme. En effet, pour que les organes puissent refonctionner normalement, il faut avant tout pratiquer un « nettoyage » des organes. Les cellules, pour pouvoir continuer à fournir de l’énergie, devront, elles aussi, être nettoyées. Il faudra compter environ un mois de détoxification.

Un moyen très efficace de détoxification est le jeûne. Une semaine de jeûne avec surveillance d’un thérapeute est recommandée. Cette pratique consiste à seulement boire (eau, tisanes, bouillons…). Si la personne est trop affaiblie par la maladie, le jeûne pourra être envisagé plus tard, après un soutien et une détoxification des organes d’élimination.

La monodiète, qui consiste à manger le même aliment (un fruit, un légume ou un bouillon) pendant plusieurs jours, peut-être une alternative de détoxification car moins contraignante.

Chez les personnes atteintes de Lyme, les organes dont il faudra préalablement s’occuper sont le foie et les reins qui ne peuvent plus remplir leur rôle d’élimination. En médecine chinoise, ces deux organes ont une fonction de régulation des liquides. Si leur fonctionnement est mis à mal, alors l’énergie au sein de l’organisme ne peut plus circuler et on assiste à une faiblesse des forces vitales. Plus les organes sont encrassés, ce qui signifie que leur capacité d’élimination est moindre, plus il faudra être vigilant quant au dosage des traitements car certaines plantes peuvent provoquer de puissants effets.

En phytothérapie, on préconisera le Desmodium et le chardon-marie pour soutenir et protéger un foie fatigué et par la suite, les trois principales plantes hépatiques qui sont : radis noir, artichaut et pissenlit pour leurs vertus cholagogue(8) et cholérétique(8), en EPS (extrait de plante phyto-standardisée) de préférence. En aromathérapie, on utilisera les huiles essentielles de citron, carotte ou romarin.

Pour soutenir les reins, il sera important de boire beaucoup, de préférence une eau distillée. Les reins pourront être soulagés en phytothérapie par la verge d’or, la prêle et le bouleau.

Pour la détoxification générale de l’organisme et la chélation des métaux lourds, différentes associations de plantes et compléments au pouvoir absorbant peuvent être proposés avec notamment :

– le charbon végétal activé (2 à 3 cuillerées à café/jour) : loin des repas et la prise de doit pas excéder 5 jours.

– l’argile verte (2 à 3 cuillerées à café/jour dans un verre contenant 150 mL d’eau): le soir, mélanger avec une cuillère en bois et laisser reposer toute la nuit. Le matin à jeun, boire l’eau d’argile, répéter l’opération pendant 10 jours. L’argile a des propriétés reminéralisantes.

– la zéolite micronisée : c’est un minéral au fort pouvoir absorbant. Elle réduit l’acidose et reminéralise l’organisme.

– la Chlorella: c’est une algue qui va absorber les toxines liposolubles (contenues dans les graisses). Elle apporte des vitamines et des minéraux. Il faut faire attention à sa provenance et s’assurer qu’elle n’est pas chargée en métaux.

– la Coriandre et l’ail des ours : on peut les trouver sous forme de teinture mère. Ils ont le pouvoir de libérer toxines et métaux lourds retenus dans les tissus graisseux et les éliminer.

– le Burbur: plante amérindienne utilisée pour nettoyer le corps, détoxifier les organes et le système lymphatique. A prendre pendant 6 mois (protocole Cowden).

(8) Cholagogue : qui facilite l’évacuation de la bile vers l’intestin. Cholérétique : qui favorise la production de la bile par le foie

Parmi les algues, la spiruline et l’algue Klamath sont également chélatrices de métaux lourds.

Pour les personnes extrêmement intoxiquées et dont les organes d’élimination sont défaillants, on peut avoir recours au TMDR (Toxic Métal Détox). En plus de contenir de la Chlorella et de l’ail des ours, ce complément alimentaire renferme des vitamines, oligo-éléments et anti-oxydants.

Enfin, la soupe miso (soupe japonaise riche en algues) et la pectine de citron peuvent faire effet sur l’absorption des métaux lourds. Cette dernière effectue un nettoyage du côlon et décongestionne le foie.

Il sera important de prendre quelques compléments « anti- métaux lourds » et anti-oxydants qui sont notamment :

– la vitamine C qui est un excellent détoxifiant, à prendre tous les jours.

– le zinc, s’opposant aux effets des métaux lourds sera pris le soir.

– le sélénium est un anti-oxydant qui contribue à éliminer les neurotoxines, il sera pris le matin.

– le glutathion et le coenzyme Q10, puissants anti-oxydants, ils vont jouer un rôle important dans la détoxification.

Combattre la constipation fait partie du processus de détoxification, un remède intéressant en phytothérapie est le psyllium blond. Riche en fibres solubles, il a le pouvoir de gonfler et de ramollir les selles pour ensuite les éliminer plus facilement. Le psyllium permet également d’éliminer les traces de métaux lourds.

Un moyen très efficace de « nettoyer » l’intestin est l’hydrothérapie du côlon, à pratiquer par un thérapeute. C’est une technique qui consiste à effectuer un lavement du gros intestin grâce à une machine libérant de l’eau tiède dans un conduit allant jusqu’au rectum. Les déchets sont de fait décollés et éliminés par la pression de l’eau arrivant dans le côlon, accompagnée de massages sur le ventre, effectués par le thérapeute. 

Combler les carences et réparer la flore intestinale :

Les carences en micro-nutriments peuvent se mesurer à travers des examens biologiques. Pour que l’organisme puisse se défendre contre la bactérie, les taux de vitamines, minéraux et oligo-éléments doivent être suffisants. Si cela n’est pas le cas, il est impératif de se supplémenter avant de lutter contre l’infection. Les personnes atteintes de Lyme sont très souvent carencées et ces manques entrainent des dysfonctionnements métaboliques.

Les vitamines :

– La vitamine D (D3 la plus assimilable) : elle va jouer un rôle dans le système immunitaire et l’équilibre nerveux. Elle est antioxydante et reminéralisante. Chez les malades de Lyme, les récepteurs de cette vitamine sont inhibés, d’où l’intérêt de supplémenter (4000 UI/jour). On peut diminuer les doses à l’arrivée des beaux jours.

– Les vitamines du groupe B : particulièrement la B9 et la B12 dont les carences sont courantes en cas de maladie de Lyme. La B9 est responsable de la formation des globules rouges, des neurotransmetteurs et renforce le système immunitaire. La B12 est impliquée dans le métabolisme cardiovasculaire et elle protège les cellules nerveuses.

En cas de fatigue chronique, la B6 est recommandée car elle facilite l’absorption du magnésium.

– La vitamine C : antioxydante et intéressante pour le système immunitaire, elle est à prendre au quotidien entre 1 à 2 g par jour. Il est conseillé de la prendre en même temps d’effectuer la chélation des métaux lourds.

Les minéraux et oligo-éléments :

– Le zinc, qui est un antioxydant, possède une action dans de nombreuses réactions enzymatiques. Il agit dans la détoxification hépatique, le bon fonctionnement de la thyroïde, régule l’immunité et le métabolisme acido-basique. C’est pourquoi les personnes malades de Lyme doivent impérativement se complémenter en zinc pour limiter les désagréments. L’apport conseillé se situe entre 5 et 60 mg/jour.

– Le magnésium est un anti-infectieux, non négligeable pour les personnes affaiblies par la maladie car il joue un rôle important pour lutter contre la fatigue et le stress. On choisira une forme bio-assimilable telle que le citrate ou le glycinate de magnésium, à raison de 600 mg/jour au minimum.

– Le silicium est à préconiser chez les malades de Lyme qui souvent, souffrent de douleurs articulaires. Les doses proposées sont de 25mg/jour. Les plantes riches en silice (notamment la prêle et l’ortie), peuvent être un bon recours.

– Le fer contribue à oxygéner les cellules ainsi que les organes. Il est impératif de vérifier au préalable le taux de fer dans le sang car un excès en fer peut présenter une toxicité. A noter que la vitamine C facilite l’absorption du fer.

Enfin, en oligothérapie, on pourra proposer le complexe cuivre-or-argent dans le cas où la personne est très affaiblie physiquement et psychiquement, afin de renforcer les défenses immunitaires.

Parallèlement à cette supplémentation en micro-nutriments, il est nécessaire de s’occuper de l’intestin qu’il faudra réparer. Nous avons évoqué le problème de la dysbiose intestinale comme conséquence de la maladie de Lyme et aggravant l’état général de la personne malade. Des solutions existent et sont à mettre en place afin de réduire la perméabilité intestinale.

Le plus gros travail, qui prendra du temps et consiste à revoir nos habitudes, concerne l’alimentation comme nous avons pu l’expliquer au-dessus (éviter les glucides, les produits laitiers, les produits transformés, chargés en métaux lourds etc.).

De même, on évitera au maximum toute prise de médicaments et notamment les antibiotiques qui détruiraient la « bonne flore » intestinale et favoriseraient la prolifération des levures dans l’intestin.

La muqueuse intestinale peut être réparée grâce à quelques compléments alimentaires tels que :

– La L-glutamine qui aide à réparer l’intestin, à prendre au quotidien pendant 6 mois.

– Les enzymes fermentées en cascade (sous forme de complément alimentaire), au quotidien sur 6 mois minimum. Elles proviennent d’un ensemble de fruits et légumes ayant fermenté.

– La propolis présente sur les écailles des bourgeons des marronniers et qui est récoltée par les abeilles, permet de régénérer la flore intestinale.  Elle effectue un nettoyage de la paroi intestinale et réduit l’inflammation de celle-ci.

– Les prébiotiques si l’apport en fibres alimentaires est insuffisant

– Les probiotiques (5 à 6 souches minimum) qui serviront à réensemencer la muqueuse intestinale grâce à l’apport de milliards de bactéries (bénéfiques), à condition d’avoir suffisamment de nourriture (les fibres) pour perdurer. Ils doivent être de qualité et sont à prendre au cours du repas.

Parmi les probiotiques, il en existe des naturels que l’on peut trouver dans notre alimentation tels que :

– les yaourts fermentés

– le kéfir : boisson obtenue à partir des grains de kéfir

– la choucroute

– le kombucha : boisson fermentée à partir d’un champignon

– le pollen frais (de ciste), riche en lacto-ferments : il renforce la flore intestinale sans provoquer de constipation.

Une fois la flore intestinale reconstituée, la paroi intestinale est moins perméable et les phénomènes de fermentation et de putréfaction diminuent.

Diminuer les réactions inflammatoires :

L’inflammation se définit comme une réaction de la part de l’organisme suite à l’agression d’un agent pathogène. Nous avons vu que le système immunitaire réagit immédiatement, à savoir que les globules blancs se manifestent en détectant l’agent étranger. C’est alors que certains globules blancs libèrent des médiateurs chimiques (notamment les cytokines, vues précédemment) dans le but de d’attirer en masse les cellules immunitaires vers l’agent pathogène. L’inflammation peut se généraliser dans tout le corps sans signe visible, c’est le cas pour les malades de Lyme.

Elle est souvent à l’origine de douleurs, d’une fatigue chronique et de troubles de l’attention.

L’inflammation est très nuisible pour l’organisme car elle favorise la multiplication des radicaux libres(9) participant au vieillissement cellulaire.

Au niveau de l’alimentation, on accordera une attention particulière aux aliments à index glycémique faible (n’impactant pas le taux de glucose dans le sang). On limitera toute forme de sucre et le gluten car ce sont des aliments très inflammatoires ; on évitera également les laitages. On privilégiera les aliments riches en minéraux et vitamines (fruits et légumes), ainsi que ceux contenant des oméga 3 (petits poissons gras, huile de noix et de colza…). Il est judicieux d’y ajouter des compléments alimentaires d’oméga 3 contenant des EPA/DHA pour avoir un apport quotidien suffisant. On n’hésitera pas à intégrer du curcuma et du gingembre qui sont des épices intéressantes grâce à leur pouvoir anti-inflammatoire.

Enfin, le mode de cuisson a une grande importance, la cuisson à basse température est recommandée pour éviter la production de substances toxiques et très inflammatoires.

En phytothérapie, les principales plantes anti-inflammatoires que l’on conseillera sont les suivantes :

– le bourgeon de Cassis (macérât glycériné)

– le bourgeon de Frêne (macérât glycériné)

– la racine de Curcuma (associée à d’autres plantes, en EPS)

– la Reine des prés (gélules ou teinture mère)

– l’Harpagophytum (gélules ou teinture mère)

– la Boswellia (gélules)

– la Bromélaïne (gélules)

(9) Un radical libre est une molécule qui possède un électron célibataire. De ce fait, il se stabilisera au détriment d’une molécule voisine qui devient à son tour un radical libre et ainsi de suite.

En aromathérapie, on peut appliquer localement sur les zones inflammées, quelques huiles essentielles au pouvoir anti-inflammatoire telles que :

– H.E de lavande officinale

– H.E d’eucalyptus citronné

– H.E de romarin à camphre

– H.E d’hélichryse italienne

– H.E de camomille

Attaquer la bactérie :

Il est inutile d’entreprendre un quelconque traitement pour combattre la bactérie tant que les problèmes de l’acidose et de l’intoxication de sont pas résolus. Nous avons vu à présent que la borrélie se sentait bien dans un milieu acide et toxique. Une fois que le corps est nettoyé, les émonctoires désengorgés et que le pH est rétabli, nous pouvons à ce moment commencer à déloger la bactérie.

Cette action a pour conséquence de libérer davantage de toxines, c’est pourquoi il est important que l’organisme soit suffisamment assaini pour pouvoir être à même d’évacuer ces surcharges toxiniques. Cela peut notamment éviter de se trouver face à une réaction d’Herxheimer.

Il existe encore une fois plusieurs traitements antibactériens, qu’il faudra adapter à chaque individu. Dans tous les cas, la phytothérapie sera très utile. De nombreuses plantes peuvent agir sur la bactérie, mais toutes n’apportent pas les mêmes bénéfices pour tout le monde.

Afin d’éviter que la bactérie s’adapte au traitement, il est intéressant d’alterner régulièrement les protocoles, tous les quinze jours en moyenne.

Un antiseptique et antibiotique naturel, l’argent colloïdal m’a aidé à me sentir mieux pendant mon infection. D’après les conseils de mon naturopathe, je prenais une cuillerée à soupe tous les matins à jeun et une autre le soir, pendant 15 jours à 3 semaines. L’erreur à ne pas commettre est d’entreprendre en parallèle une cure contre les métaux lourds. D’autres produits que j’ai pu tester, ayant un rôle important dans l’élimination des toxines engendrées par la borrélie, sont la propolis et l’extrait de pépin de pamplemousse. La propolis est très intéressante car elle a plusieurs actions : antibactérienne, antiparasitaire et renforce le système immunitaire.

Il existe de nombreuses plantes utilisées dans la maladie de Lyme de par leur action anti-spirochète :

– la Cardère (racines), sera utilisée de préférence en teinture mère. C’est une plante indigène, elle est antibactérienne et détoxifiante à la fois. La cure est très longue, pouvant aller jusqu’à deux ans en cas de Lyme chronique.

– le Samento (ou griffe du chat) est une plante originaire d’Amazonie. Il favorise la production de lymphocytes CD57, servant à attaquer la bactérie. Cette plante peut combattre certains symptômes du système nerveux (maux de tête, troubles de la mémoire…). Elle est à prendre deux à trois fois par jour pendant 8 mois minimum.

– la Renouée du Japon est indiquée pour le syndrome post-Lyme et la neuroborréliose notamment. Elle est capable de dépasser la barrière hémato-encéphalique. Elle est utilisée pour éliminer les toxines, diminuer l’inflammation et restaurer les lésions neurologiques. Elle est contre-indiquée en cas de traitement anti-coagulant.

– l’Ail est un aliment recommandé pour son pouvoir antibiotique, à raison de deux gousses d’ail crues par jour, écrasées préalablement.

En aromathérapie, on choisira des huiles essentielles antibactériennes, antiparasitaires et antivirales. Elles se prendront par voie orale de préférence 1 à 3 fois par jour pendant 3 semaines.  Penser à envisager des fenêtres thérapeutiques entre des longues prises. De même, il est important d’alterner les différentes huiles essentielles. Elles ne sont pas à prendre toutes en même temps.

Lors du traitement en aromathérapie, il ne faut pas négliger son foie, il est impératif de prendre des détoxifiants en parallèle dans la journée.

Les huiles essentielles favorables pour éradiquer la bactérie sont les suivantes :

– H.E niaouli : antibactérienne et antivirale. Elle soutient également le système immunitaire.

– H.E sarriette des montagnes : antiparasitaire et antifongique, elle lutte contre la candidose.

– H.E tea tree : antivirale, antiparasitaire et antifongique. Tout comme la sarriette, elle est bénéfique en cas de candidose.

– H.E origan compact, clou de girofle et cannelle de Ceylan : ce sont des huiles essentielles anti-infectieuses très puissantes et servent à lutter contre les bactéries donc sont fortement conseillées pour la maladie de Lyme. Cependant, il faut prendre garde aux effets hépatotoxiques qu’elles peuvent engendrer.

– H.E ravintsara : antivirale, elle tient son importance au fait que certains virus réactivent les borrélies.

Le spirochète est un micro-organisme anaérobie, c’est à dire qu’il ne supporte pas la présence d’oxygène. Nous pouvons donc en déduire que l’oxygénothérapie constitue un bon remède pour tuer le spirochète. On pourra avoir recours à l’oxygène activé ou au bol d’air JacquierR(10) (pour les citadins).

(10) appareil consistant à inhaler des molécules volatiles pour mieux assimiler l’oxygène de l’air ambiant.

On privilégiera, dans la mesure du possible, les promenades en montagne pour les bienfaits de l’altitude et aussi, le sport en pleine nature.

Une autre technique pouvant contribuer à éliminer les bactéries est la chaleur. D’une part, c’est un excellent remède de détoxification car elle favorise la sudation. D’autre part, la borrélie ne supporte pas les sources de chaleur et prospère dans des corps plutôt frileux. Le spirochète meurt au-delà de 41°.

Ainsi, on réchauffera le plus souvent possible le corps, idéalement tous les jours. La personne peut prendre un bain dont la température de l’eau pourra être augmentée petit à petit jusqu’à obtenir 41°. Les bains partiels (bains de pieds ou de siège) peuvent être une alternative. Le sauna et les cabines à infra-rouge sont des pratiques pouvant être mises en place régulièrement.

Nous avons vu plus haut, dans les outils de dépistage de la bactérie, que l’appareil de biorésonance est capable de détecter la présence des borrélies. Parallèlement aux traitements naturopathiques (phytothérapie, aromathérapie, nutrithérapie…), cette technique peut également faire son effet pour contrer la bactérie en émettant des vibrations à hautes fréquences. En envoyant des vibrations inversées à celles de la bactérie, cette dernière peut être neutralisée.

Cette technique nécessite une dizaine de séances de 30 minutes minimum. Cet appareil m’a été utile pour affirmer la présence de la Borrelia, cependant, faute de temps et d’informations suffisantes à propos de l’appareil, je ne me suis pas consacrée à ces séances de traitement.

Remèdes complémentaires pour les co-infections et réaction d’Herxheimer :

Nous avons pu voir que la Borrélia s’accompagnait souvent de co-infections et que celles-ci pouvaient être d’origine virales, parasitaires, fongiques…

Soulager les parasitaires/protozoaires :

Exemple de la babésiose :

– L’Armoise annuelle (Artemisia annua) : elle traite la malaria et la toxoplasmose également. C’est une plante anti-spirochète, de plus, elle a le pouvoir de s’imprégner dans le cerveau. La forme galénique sera de préférence la teinture mère (T.M) à prendre pendant deux mois, 10 à 15 gouttes 3 fois par jour.

– L’Eupatoire perfoliée (Eupatorium perfoliatum) : Elle contribue à diminuer les symptômes tels que les poussées de fièvre avec frissons, douleurs musculaires… A prendre en T.M également.

Il est conseillé, parallèlement à ce traitement de phytothérapie, d’utiliser des huiles essentielles possédant des propriétés antiparasitaires 2 à 3 fois par jour (sarriette, thym, tea tree…).

Soulager les autres infections bactériennes :

La bartonellose (maladie des griffes du chat) :

– L’Houttuynia (plante caméléon) : elle est anti-spirochète et détoxifiante. On la prendra en T.M, 10 gouttes, 3 fois par jour.

– La Renouée du Japon (Polygonum cuspidatum) : elle est conseillée pour éradiquer la Borrelia comme nous avons pu le voir plus haut, notamment pour la neuroborréliose mais peut également être intéressante pour les autres infections bactériennes.

– L’Eupatoire perfoliée

  • L’ehrlichiose :

– La Colchique d’automne : faire des petites cures d’une semaine car c’est une plante très toxique. Le dosage ne dépasse pas 15 gouttes par jour de T.M.

On soulagera les douleurs articulaires causées par cette bactérie avec par exemple de l’Ortie, de la Reine des prés ou de l’Harpagophytum.

Contre les infections fongiques :

Exemple du Candida albicans fréquent :

Nous avons vu que cette levure participe à la dysbiose intestinale. Pour éradiquer la candidose, il est impératif de supprimer tous les sucres.

On peut avoir recours à l’argent colloïdal, en prenant des petites quantités pures, plusieurs fois par jour. En phytothérapie, la sauge peut être bénéfique et en aromathérapie, on privilégiera l’huile essentielle de tea tree pour son pouvoir antifongique.

Contre les réactions d’Herxheimer :

Rappelons que cette réaction survient lorsque la mort des bactéries provoque la libération de toxines en grande quantité. L’organisme étant saturé à ce moment, il ne parvient plus à éliminer ces déchets.

Quelques remèdes peuvent être utiles pour calmer les réactions d’Herxheimer :

En premier lieu, on pourra remédier à ces réactions grâce aux détoxifiants absorbants que nous avons évoqués pour lutter contre la détoxification de l’organisme (charbon végétal, argile, Chlorella…).

D’autres remèdes aideront à contrecarrer les réactions d’Herxheimer, notamment en phytothérapie :

– La Salsepareille : elle a un pouvoir détoxifiant en se liant aux neurotoxines.

– L’Eupatoire : elle joue un rôle contre les empoisonnements de toute nature.

– La Coriandre et l’Ail des ours : on les prendra sous forme de T.M afin de dissoudre les toxines retenues dans les tissus adipeux. L’ail des ours possède en outre les mêmes propriétés que l’ail commun, en plus puissantes.

– La Renouée du Japon : son haut pouvoir dépuratif favorisera l’élimination des toxines.

– Les plantes dépuratives (bouleau, prêle, ortie…) : on pourra les utiliser en tisane tout au long de la journée pour un effet draineur.

– Le Psyllium : il facilitera l’élimination des déchets contenus dans les intestins.

Enfin, en parallèle, on pourra prendre de la pectine de citron, boire de l’eau chaude citronnée le matin à jeun et faire une cure de vitamine C.

Contre les biofilms :

Ces communautés pouvant dissimuler une multitude de borrélies, les rendent très résistantes. Même si cela n’est pas aisé, il est important de briser la membrane de ces biofilms, constituée de fibrine.

Les traitements sont à prendre à la fin, lorsque les autres traitements (antibactériens et antiparasitaires) sont terminés. Les biofilms doivent être traités lorsqu’il n’y a plus de réactions d’Herxheimer car la brisure de ces biofilms peut entraîner des Herx très violents.

Le traitement sera composé d’enzymes protéolytiques (brisant les liaisons peptidiques des protéines) : serrapeptase, bromélaïne et lumbrokinase.

En complément, pour plus d’efficacité on pourra consommer du stévia et du xylitol (substituts du sucre raffiné).

Il est important de prendre des antibactériens et détoxifiants quelques heures après, afin de tuer les bactéries relâchées.

La chélation des métaux lourds ne doit pas être négligée car ces derniers peuvent être présents dans les biofilms.

Renforcer et restaurer le système immunitaire :

Stimuler les défenses immunitaires revient également à combler certaines carences. En effet, nous avons pu voir précédemment que c’est souvent parce que des carences (en vitamines, minéraux, oligo-éléments…) sont installées que notre immunité s’affaiblit. Ces deux objectifs de traitement sont ainsi intimement liés.

De plus, lorsque le système immunitaire est défaillant, les agents pathogènes s’éliminent mal ou sont à même de pouvoir réapparaitre.

Renforcer son système immunitaire a d’autant plus d’importance si la personne a pris auparavant des traitements antibiotiques car rappelons que les antibiotiques engendrent un effet immunodépresseur.

De nombreuses plantes permettent de dynamiser les défenses de l’organisme. Pour la forme galénique, on préconisera les teintures mères pour leur effet renforcé.

Ces plantes, pouvant se prendre seules ou se combiner entre elles, sont les suivantes :

– L’Echinacée (Echinacea purpurea) : envisager une cure de 2 à 3 semaines de T.M le plus tôt possible après l’infection. Elle peut s’avérer aussi efficace lorsque l’infection est récente que lorsqu’elle est déclarée depuis longtemps.

Par ailleurs, l’Echinacée apporte énergie et vitalité ; c’est une plante adaptogène(11), qui possède une action spécifique sur le système immunitaire. Cependant, les cures ne doivent pas être trop longues, ou espacées par des fenêtres thérapeutiques car c’est une plante très puissante.

– Le Ginseng de Sibérie (Eleutherococcus senticosus) : c’est également une plante adaptogène, sa racine est un stimulant mental et physique. Elle renforce simultanément les défenses immunitaires de la personne. Lors de prises de Ginseng, on évitera toute boissons excitantes en parallèle.

– Le Samento : outre les propriétés citées plus haut qu’il présente, il dynamise les défenses de l’organisme.

– L’Ail des ours : il joue un rôle non négligeable au niveau immunitaire dans la mesure où il augmente l’activité des cellules immunitaires.

(11) Ce terme s’applique aux plantes qui retonifient et prennent en charge des états de fatigue importante ou de stress. Elles favorisent le maintien de l’harmonie et l’équilibre corporel, appelé « homéostasie ».

La gemmothérapie peut être d’un bon recours pour soutenir les défenses immunitaires tel que le bourgeon de cassis : son apport en vitamines C stimule les défenses immunitaires D’autres bourgeons : églantier, aulne glutineux, pin sylvestre…présentent les mêmes vertus.

On renforcera le système immunitaire en comblant certaines carences en nutriments :

– Les vitamines :

Les vitamines A et C sont impliquées dans la production des lymphocytes T chargés de détruire les cellules porteuses de germes infectieux. Les vitamines D, quant à elles, activent les macrophages, qui phagocytent les bactéries pathogènes.

– Les oligo-éléments :

Un complexe en cuivre, or, argent permettra de renforcer le système immunitaire et lutter contre la fatigue chronique. L’argent colloïdal, à raison de 10 ml pur 3 fois par jour pendant 3 semaines peut être d’une aide précieuse.

Les huiles essentielles agissant sur la stimulation du système immunitaire seront également utiles telles que le ravintsara, le thym à thymol, le pin etc.

Flore intestinale et immunité étant intimement liées, il est important de favoriser un bon équilibre au niveau des bactéries de la flore en prenant des probiotiques. Préalablement, on pourra prendre des pré-biotiques.

Enfin, une cure de pollen frais (de Cyste) pourra être envisagée, ce probiotique naturel possède une action sur les défenses immunitaires et la fatigue.

Quelques remèdes pour soulager les symptômes :

Contre l’asthénie (fatigue) :

– La Rhodiola (plante adaptogène)

– Le maté

– La gelée royale

– Le magnésium et le potassium

– La vitamine B3 : elle aide à convertir les glucides, lipides et protéines en énergie.

– La vitamine C

Contre les troubles de la mémoire et de la concentration (neuroborréliose) :

– La Renouée du Japon

– La Petite pervenche

– Le Gingko biloba

– La vitamine B12

Contre les douleurs articulaires :

– plantes : Salsepareille, Samento, Ortie et Curcuma.

– huiles essentielles : Gaultérie couchée, Eucalyptus citronné.

– compléments pour restaurer le collagène : cuivre, silicium, sulfate de glucosamine, acide alpha-lipoïque.

Contre les troubles du rythme cardiaque :

L’Aubépine

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