Mieux comprendre l’obésité et le surpoids

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D’après l’OMS (Organisation Mondiale de la santé), la prévalence de l’obésité ne fait qu’augmenter depuis quelques années dans le monde. En effet, elle aurait triplé depuis 1975 jusqu’en 2016. Il est répertorié qu’en 2016 il y aurait plus de 1,9 millions d’adultes en surpoids. Cependant, l’obésité est souvent stigmatisée est peu comprise. Alors en fait, c’est quoi l’obésité?

Prenons une définition simple :

L’obésité est une maladie chronique qui correspond à une accumulation excessive de graisses dans certaines parties du corps et pouvant occasionner des risques sur la santé.

Comment diagnostiquer l’obésité ?

Par des signes cliniques :

Souvent elle est diagnostiquée grâce à des changements physiques corporels et par une augmentation du poids plus ou moins significative. Elle peut aussi être diagnostiquées grâce à des signes secondaires à la maladie comme par exemple un essoufflement rapide ou de l’apnée du sommeil.

Par l’IMC :

On peut utiliser l’IMC (Indice de Masse Corporelle) pour diagnostiquer un surpoids ou une obésité, le surpoids correspondant à un IMC>25 et une obésité correspondant à un IMC>30.

L’IMC se calcule en divisant le poids par la taille au carré (Poids/Taille²). Néanmoins, il faut prendre du recul avec cette méthode. En effet, il ne faut pas oublier que le poids n’est pas uniquement le reflet de notre graisse corporelle mais comprend également le sang, les muscles, les organes et les os. C’est d’ailleurs un problème tout particulièrement pour les sportifs qui pratiquent beaucoup de musculation qui se voient attribué des IMC très haut alors qu’il on un pourcentage de masse grasse faible.

Il existe ainsi un moyen de déterminer ses compartiments corporels pour identifier son pourcentage de masse grasse, masse maigre, le poids de ses os et du liquide corporel. Ceci grâce à une balance à impédancemétrie qui mesure toutes ces valeurs.

Aussi, l’IMC montre statistiquement les bornes dans lesquelles on est censé avoir le moins de risque pour sa santé. Ce n’est pas parce qu’on est dans les bornes qu’on ne risque pas d’avoir de problèmes de santé et inversement ce n’est pas par ce qu’on n’est pas dans les bornes qu’on aura divers problèmes de santé.

Par le tour de taille :

Personne obèse chez un médecinUn autre outil de diagnostic d’un surpoids et/ou obésité est le tour de taille. D’après l’OMS, un tour de taille  supérieur à 88 chez les femmes et supérieur à 100 chez les hommes sont caractéristiques de l’obésité. Mais encore une fois il faut prendre du recul avec cette méthode imprécise. A savoir qu’il y a 2 types d’obésités :

  • L’obésité androïde (ou abdominale) : elle se caractérise par l’accumulation de graisses au niveau abdominal. Elle peut engendrer des conséquences importantes sur la santé car elle est en contact avec les viscères de l’abdomen.
  • L’obésité viscérale : elle se caractérise par l’accumulation de graisses au niveau des cuisses, hanches et fesses. Celle-ci engendre des conséquences moins importantes que l’obésité abdominale.

Quelles sont les causes de la prise de poids ?

Souvent, on pense que l’obésité se limite à une mauvaise hygiène de vie soit une alimentation déséquilibrée (trop de mauvais glucides par exemple) et riche et à une activité physique réduite voire inexistante. Cette idée stigmatise l’obésité qui est une réelle maladie. Or, ce ne sont pas les seules variable dans le processus de l’obésité. En fait, cette maladie a plusieurs origines.

  • Tout d’abord elle peut être induite par la génétique ou par une autre maladie préexistante.
  • L’arrêt du tabac peut également favoriser le stockage des graisses.
  • Certains traitements médicamenteux font grossir.
  • Le manque de sommeil peut induire un stockage plus important des graisses
  • Une alimentation déséquilibrée et déstructurée.
  • Une consommation régulière d’alcool (1g d’alcool = 7kcals) favorise le stockage de graisses
  • Un manque d’activité physique et sportive.
  • Il y a également des causes psychologiques (handicap, troubles du comportement alimentaire, alimentation émotionnelle qui consiste à consommer des aliments en réponse à une émotion forte).
  • Le stress engendre une accumulation plus importante de graisses
  • La période de la ménopause fait prendre du poids.

Quelles sont les conséquences de l’obésité ?

L’obésité est associée à plusieurs pathologies courantes telles que :

  • Le diabète
  • Les maladies cardiovasculaires : hypertension artérielle, athérosclérose, mauvais profil lipidique (troubles dans la proportion des graisses)
  • Des atteintes respiratoires : essoufflement rapide, apnée du sommeil
  • Parfois des atteintes digestives
  • Des douleurs osseuses et articulaires, arthrose, augmentation des risques de fractures
  • Une fatigue générale des organes
  • Des conséquences esthétiques (vergetures par exemple)
  • Des conséquences psychologique : stigmatisation, baisse de l’estime de soi, troubles du comportement alimentaire
  • Le cancer : notamment celui de l’endomètre, du sein et du côlon

Quels sont les traitements possibles pour lutter contre l’obésité ?

Plusieurs méthodes sont envisageables pour perdre du poids…

Modifier son alimentation

L’alimentation est la première idée qui vient en tête lorsqu’il faut perdre du poids. Or, souvent des régimes très restrictifs et stricts sont envisagés.

Pour commencer

Le but dans un premier temps est d’équilibrer son alimentation, réapprendre à manger et la structurer convenablement. Un rééquilibrage alimentaire est davantage recommandé plutôt qu’un régime pour éviter les frustrations et permettre une stabilité sur le long terme.

Les quantités pourront être éventuellement diminuées une fois que l’alimentation sera équilibrée. Pour éviter un effet yo-yo attention à ne pas se restreindre excessivement. Plus on s’interdit de manger certains aliments plus on est sujet à de la frustration, de la lassitude et à terme l’abandon des efforts effectués.

La restriction cognitive (le fait de constamment s’interdire de consommer certains plats ou aliments) que l’on se fait subir entraîne un abandon des changements apportés et laisse place à des compulsions alimentaires puis de la culpabilisation. Le but est dans un premier temps de limiter certaines catégories d’aliments sans se les interdire.

carottes brocolis et choux fleur cuits à la vapeur

Tous différents

Chaque personne est différente et a des objectifs qui lui sont propres. Souvent ce qui est recherché c’est une perte de poids importante et rapide, donc une restriction importante est mise en place. Ca peut marcher dans certains cas, tout dépend du mental et des motivations de la personne. Néanmoins il faut faire attention car chez certaines personnes cela peut conduire à des troubles du comportement alimentaire (restriction cognitive, anorexie, hyperphagie, compulsions) chez d’autres ca fait l’effet yoyo (on reprend plus que l’on a perdu physiologiquement).

C’est le problème n°1 des régimes dont nous tairons le nom mais qui vous promettent de perdre rapidement du poids. Il est évident qu’il faudra à un moment ou on un autre diminuer les quantités mais il faut d’abord réussir à équilibrer son alimentation et fonctionner par palier ce qui permettra d’adopter des bonnes habitudes alimentaires et une perte de poids plus lente mais avec une stabilisation du poids à long terme. Comme dit, chacun est différent, a des attentes bien spécifiques et préfère fonctionner à sa manière mais d’une manière générale c’est plutôt ces recommandations qu’on préconise. Le problème avec le fait de s’interdire c’est que plus l’aliment est interdit, plus on y pense.

N’oubliez pas que manger doit rester un plaisir et non une contrainte. L’objectif est de consommer 3 repas équilibrés dans la journée voire avec une collation dans l’après-midi. Ces repas doivent contenir tous les nutriments essentiels à une bonne santé en évitant les grignotages mais en ne s’interdisant rien.

Écoutez vos sensations alimentaires pour déterminer lorsque vous avez faim ou quand vous êtes rassasiés. Ce facteur est un déterminant dans le processus de perte de poids.

Reprendre une activité physique

Aussi, pour perdre du poids il est recommandé d’effectuer de l’activité physique et sportive. Mais quelle est la différence entre les deux ?

Homme à la piscine pratiquant le swimcross

L’activité physique :

Elle concerne toutes les activités quotidiennes/ménagères (marche, ménage, bricolage, jardinage…) et doit être réalisée quotidiennement à raison de 30 minutes minimum. Pour favoriser l’activité physique il est conseillé de prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur, se déplacer à pied ou vélo sur de petites distances au lieu de prendre la voiture, s’arrêter un arrêt de tram/ bus à l’avance…

L’activité sportive :

Homme pratiquant la course à pied en montagneElle concerne tous les sports. Elle devrait être pratiquée au moins 3 fois par semaine à raison de 30 à 60 minutes par séance d’intensité modérée (marche nordique, jogging, nage, aquagym..). Attention, il ne sert à rien de pratiquer une séance de 15-20 minutes d’intensité élevé car vous risquez de vous blesser si vous êtes en surpoids implorant. Aussi, en 15-20 minutes, les processus de dégradation des nutriments de votre organisme ne sont pas mis en place.

En fait c’est une question de biochimie et métabolisme des nutriments. Les premiers nutriments oxydés sont les glucides car ils sont directement utilisables. Le métabolisme des graisses est mis en place plus tard quand les réserves en glucides s’appauvrissent c’est pour cela qu’une pratique sportive intense mais courte brûle moins les graisses, mais dégrade principalement des glucides.

Mais concrètement, pourquoi pratiquer du sport?

Le sport permet :

  • Une perte de poids : les sports intenses, courts puisent surtout dans les sucres (sprint). Les sports d’endurance puisent davantage dans les graisses (jogging, nage..).
  • Une diminution de la masse grasse au profit des muscles : la masse musculaire pèse plus lourd que la masse grasse
  • Une stabilisation du poids après perte
  • Une augmentation du métabolisme
  • Une amélioration des co-morbidités (maladies associées à l’obésité): régulation de la tension artérielle, du taux de bon et mauvais cholestérol, diminution du risque de développer un diabète et diminution des risques cardiovasculaires
  • Amélioration de l’état psychologique

Ces changements varient d’un individu à l’autre. Chez certaines personnes la perte de poids n’est pas significative. Cependant, les risques pour la santé associés sont nettement améliorés dans tous les cas. De plus, il est important de se rappeler que ces bénéfices ne seront apportés que si une bonne alimentation accompagne la pratique sportive et que si cette pratique sportive est effectuer régulièrement.

La chirurgie

Elle n’est envisageable qu’après échec de toute prise en charge de l’obésité sur les plans alimentaires, sportifs et comportementaux. Pour envisager la chirurgie plusieurs critères doivent apparaître (IMC>40 ou IMC>35 avec co-morbidité + échec de prise en charge). Aussi, plusieurs contre-indications à la chirurgie sont rapportées (troubles du comportement alimentaire, absence de prise en charge préalable, addiction à une substance, obésité génétique, patients adolescents ou âgés de plus de 60 ans).

En bref :

L’obésité est en augmentation depuis quelques années et se répand de plus en plus dans les pays du monde. En France, on compte 17% de la population comme étant obèse et 50% comme étant en surpoids . Il ne faut pas oublier que l’obésité ne résulte pas uniquement de l’hygiène de vie mais est une pathologie à part entière et nécessite une prise en charge adaptée et personnalisée. La prévention de cette pathologie dès le plus jeune âge est primordiale.

Cependant, plusieurs bons réflexes sont à prendre tels qu’une alimentation équilibrée avec des quantités adaptées tout en se faisant plaisir et une activité physique et sportive régulière à adopter sur le long terme. Attention à ne pas trop se restreindre. Il faut savoir que la perte de poids est variable d’une personne à l’autre. Cependant même si après plusieurs jours ou semaines d’efforts il n’y a pas ou peu de perte de poids il ne faut se décourager! Chaque individu est différent et le corps de chacun réagis d’une manière qui lui est propre.

Bon à savoir : même si une perte de poids n’est pas ou peu observable, cela n’empêche pas une amélioration nette des co-morbidités (soit une réduction des risques de développer un diabète, des maladies cardiaque, une hypertension artérielle..) qui est valable pour tous les individus!

Conclusion

Que vous soyez en surpoids ou obèse, il existe des solutions pour en sortir et des professionnels de santé pour vous accompagner. Le plus important étant la motivation et la détermination que vous mettrez dans votre projet. Allez à votre rythme. Décidez de commencer un jour bien précis et mettez tout en place pour réussir. Alimentation, sport, mental et rassembler des personnes pour vous accompagner : professionnels, amis et famille.

En espérant que la lecture de cet article vous ait motivée à apporter du changement dans votre vie et reprendre votre poids en main si c’est votre souhait. Des gens y sont arrivés, pourquoi pas vous ? #motivation 💪💪💪
N’hésitez pas à partager avec nous dans les commentaires vos challenges, questions ou ou nous dire que vous avez décider de vous prendre en main !

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