Chirurgie bariatrique : tout ce que vous devez savoir

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chirurgie bariatrique

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L’obésité est une maladie chronique qui, lorsqu’elle atteint un certain grade, peut engendrer des difficultés dans la vie quotidienne. Elle peut avoir des conséquences sur la santé et provoquer des troubles articulaires, des difficultés respiratoires, ou encore participer à la survenue d’autres pathologies telles que le diabète, l’hypertension artérielle, l’altération des vaisseaux sanguins. C’est pourquoi il existe des techniques de chirurgie de l’obésité, que l’on appelle chirurgie bariatrique. Focus.

Chirurgie de l’obésité : présentation générale

Il y a plusieurs traitements à l’obésité : l’alimentation, l’activité physique, certains médicaments et la chirurgie bariatrique.

La chirurgie bariatrique regroupe des opérations visant à faire perdre du poids durablement, améliorer son état de santé et sa qualité de vie.

Il existe les chirurgies bariatriques dites restrictives, malabsorptives et mixtes :

  • Chirurgie restrictive : consiste à réduire la taille de l’estomac pour ingérer moins d’aliments
  • Chirurgie malabsorptive : consiste à diminuer l’absorption et donc l’assimilation des nutriments (et donc l’ingestion de calories)
  • Chirurgie mixte : associe les deux techniques précédentes

En revanche, même si on a recours à la chirurgie, les efforts n’en seront pas moindres. En effet, un suivi sur du long terme devra être effectué, une complémentation médicale, de nouvelles habitudes alimentaires et activité physique devront être entreprises et gardés à vie.

De plus, la chirurgie bariatrique reste une grosse intervention et peut engendrer des complications.

Il est très important de s’informer suffisamment, d’être prêt physiquement et psychologiquement avant de prendre sa décision finale !

Quel profil pour penser à la chirurgie bariatrique ?

Indications à la chirurgie (il faut réunir tous ces points pour envisager la chirurgie de l’obésité) :

  • IMC>40 (obésité massive) ou IMC>35 (obésité modérée) avec pathologies associées pouvant être améliorées par la chirurgie : diabète de type 2, hypertension artérielle, apnée du sommeil…
  • Patients ayant bénéficié de prises en charge médicales, diététiques et psychothérapeutiques au préalable et bien conduites pendant 6 à 12 mois
  • Absence de perte de poids suffisante ou absence de maintien de la perte du poids
  • Patients ayant bénéficié d’une évaluation et prise en charge préopératoire avec différents professionnels de santé
  • Il est important de bien comprendre, pour bénéficier d’une chirurgie bariatrique, que le suivi médical et chirurgical sera à long terme et qu’il est important de bien le suivre pour repérer toute complication et s’assurer de la bonne évolution de son état de santé.
  • Patients ayant un risque opératoire acceptable : c’est-à-dire que l’opération n’engendre pas plus de risques que de bénéfices pour la santé.

Contre-indications :

  • Présence d’une dépendance
  • Alimentation émotionnelle : prises alimentaires qui répondent à une émotion forte (joie intense, colère, frustration, tristesse…)

Avant l’opération : comment dois-je me préparer ?

La chirurgie de l’obésité suppose un réel engagement de la part du patient et une motivation à changer ses habitudes alimentaires, même bien ancrées. La préparation à l’intervention est longue et sur plusieurs mois. Néanmoins, les efforts seront d’autant plus durs une fois l’opération effectuée et l’engagement devra suivre pour la vie.

Bien s’informer :

  • Sur les techniques chirurgicales : leur principe, les bénéfices, les risques, les inconvénients
  • Sur la nécessité de changer son comportement alimentaire et ses habitudes de vie, non seulement après l’opération, mais également avant celle-ci
  • La nécessité d’un suivi médical et chirurgical sur le long terme pour éviter l’apparition de complications potentiellement importantes
  • La possibilité d’avoir recours à de la chirurgie réparatrice (liposuccion, retrait de peau excédentaire) après la chirurgie de l’obésité

Le bilan préopératoire :

Il est important de le réaliser avant de prendre la décision de se faire opérer et de bien se préparer. C’est le moment de poser toutes les questions qui vous passent par la tête ! Aucune question n’est bête, c’est important et légitime de bien s’informer et faire le choix de se faire opérer doit se faire en toute connaissance de cause.

L’évaluation médicale et chirurgicale :

  • Est prévu un bilan médical avec divers examens à effectuer et une prise en charge des pathologies associées à l’obésité (diabète, hypertension artérielle…)
  • Un bilan nutritionnel et vitaminique est également réalisé pour corriger les carences éventuellement présentes
  • Une information sur la grossesse et la contraception

Evaluation nutritionnelle :

  • Évaluation des habitudes de vie au niveau de l’alimentation et de l’activité physique avec remise de conseils pour équilibrer son alimentation. En effet, même très tôt avant l’intervention, il faudra effectuer des changements sur son mode de vie et équilibrer son alimentation ainsi qu’en incluant également une activité physique et sportive.
  • Recherche d’une éventuelle alimentation émotionnelle, qui est une contre-indication à la chirurgie bariatrique
  • Prévention sur les prochains changements alimentaires qu’il faudra effectuer quelques jours avant l’intervention et à la suite de celle-ci. Nous en parlons plus en détails plus tard

Evaluation psychologique

Comment se déroulent l’intervention et l’hospitalisation ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, le plus souvent sous cœlioscopie. La cœlioscopie est une technique permettant de visualiser l’intérieur du ventre grâce à une caméra que l’on insère via des trous dans le ventre. Elle limite les risque d’infections, les problèmes de cicatrisation, limite les douleurs et permet un rétablissement plus rapide.

La durée de l’hospitalisation peut durer 2 à 10 jours en fonction de l’opération choisie, mais peut être rallongée en cas de complications imprévues.

A la sortie de l’hôpital, on prévoit au moins 2 semaines d’arrêt de travail pour se rétablir convenablement de l’opération.

Les différentes opérations envisageables

Le bypass

Le bypass est une technique restrictive et malabsorptive. Elle engendre diverses complications que nous verrons bientôt.

Lors de cette intervention, le chirurgien a pour objectif de réduire le volume de l’estomac et court-circuiter la partie supérieure de l’intestin grêle (le duodénum). Cela permet d’une part de diminuer la quantité d’aliments ingérés, l’estomac étant plus petit et, d’autre part, de diminuer l’absorption des nutriments par l’organisme via le court-circuit d’une partie de l’intestin.

La perte de poids attendue est de l’ordre de 35-40kg.

Technique du bypass :

chirurgie bariatrique bypass

Source : HAS, technique du bypass gastrique

Plusieurs conséquences nutritionnelles en découlent :

  • L’estomac étant de taille réduite il ne peut pas stocker autant de nourriture qu’avant l’intervention, d’où un sentiment de satiété très précoce et intense. Ce phénomène se nomme le syndrome du petit estomac. Cela suppose un ajustement des quantités des repas. L’appétit lui aussi est fortement altéré ce qui nous amène à diminuer spontanément la quantité de nourriture apportée la journée. Il peut en découler une frustration de ne pas beaucoup manger. Mais prenons du recul. D’une part, cet état est transitoire, en aucun cas définitif et l’appétit va tranquillement revenir. D’autre part, il ne faut pas oublier que de toute manière il ne faut pas reprendre les mauvaises habitudes d’avant l’opération. Il faudra manger en quantités adaptées et également boire en dehors des repas, par petites gorgées, pour ne pas remplir d’un coup l’estomac et assurer une hydratation suffisante
  • Il y a une diminution de la fonction de brassage de l’estomac, il faudra ainsi adapter la texture. D’abord une phase « liquide », puis « mixée », « hachée » et enfin de texture normale
  • Risque de dumping syndrome : c’est une sensation de malaise survenant après les repas, due à l’arrivée massive d’aliments riches en sucre, sel, trop chauds ou trop froids dans l’intestin grêle, qui n’est pas habitué à recevoir les aliments en tant que tels. Il faudra ainsi veiller à éviter le sucre, le sel et faire évoluer la température de vos plats. D’abord ils devront être tièdes et, au fur et à mesure, selon la tolérance du corps, on évoluera progressivement vers des températures plus chaudes ou plus froides comme on en a l’habitude
  • Carences nutritionnelles : calcium, fer, vitamines C, vitamine B12
  • Il faudra veiller à un apport suffisant en protéines pour bien cicatriser
  • Baisse de la faim car c’est dans l’estomac que l’hormone de la faim, la ghréline, est sécrétée
  • Augmentation du risque de développement de germes car la sécrétion d’acide chlorhydrique est abaissée
  • Complications chirurgicales : ulcères, fuites ou rétrécissement au niveau de la jonction entre estomac et intestin, hémorragies…

Il est nécessaire avant l’intervention de se préparer suffisamment avec les différents professionnels de santé pour passer différents examens, s’informer convenablement et se préparer psychologiquement.

Il est important, même bien avant de se faire opérer, de changer ses habitudes alimentaires et de choisir une activité physique adaptée à son état de santé, ses goûts et possibilités.

L’anneau gastrique

L’anneau gastrique est une opération chirurgicale de type restrictive. L’objectif est de réduire le volume de l’estomac pour avoir une impression de plénitude et de satiété plus rapide et réduire nos apports alimentaires. Cette technique n’interfère pas dans la digestion mais ralentit le passage des aliments.

C’est la seule technique ajustable puisqu’on peut modifier le diamètre de l’anneau en le resserrant ou le desserrant via un boitier placé sous la peau. Ceci est effectué grâce à un liquide injecté dans le boitier de contrôle lors d’un suivi.

La perte de poids attendue est de l’ordre de 20-30kg selon les patients.

Technique de l’anneau gastrique :

chirurgie bariatrique anneau gastrique

Source : Ramsay générale santé, anneau gastrique

Des conséquences peuvent en découler, mais elles sont essentiellement mécaniques :

  • Problèmes liés au boitier : infections, déplacement de celui-ci, douleurs, rupture du tube qui relie le boitier à l’anneau
  • Déplacements de l’anneau entraînant des vomissements et des lésions de l’estomac
  • Infections de l’œsophage
  • Reflux gastro-oesophagien = remontées du contenu acide de l’estomac dans l’œsophage ce qui peut le brûler. Pour cela il faudra mettre en place divers conseils hygiéno-diététiques tels que :
  • Éviter les siestes après le repas
  • Ne pas se pencher en avant
  • Supprimer les corsets, ceintures et vêtements serrés
  • Ne pas fumer ni boire de l’alcool
  • Ne pas boire de boissons gazeuses (qui sont dans tous les cas déconseillées en cas de chirurgie de l’obésité)

La sleeve ou gastrectomie longitudinale

Gastrectomie longitudinale : « gastrectomie » signifie que l’on va retirer une partie de l’estomac, « longitudinale » signifie que la partie enlevée sera faite verticalement (dans le sens de la longueur).

Ainsi, la sleeve (ou gastrectomie longitudinale) consiste à enlever les 2/3 de l’estomac pour ne laisser qu’un tube vertical. C’est donc une technique de type restrictive. La partie enlevée contient notamment les cellules qui sécrètent l’hormone de la faim. Cette technique vise à réduire l’appétit en diminuant le volume de l’estomac et en diminuant la sécrétion de l’hormone de la faim.

La perte de poids attendue est de l’ordre de 25-35kg.

Technique de la sleeve :

chirurgie bariatrique sleeve

Source : HAS, gastrectomie longitudinale

La digestion des aliments est peu altérée, néanmoins, des complications après chirurgie restent présentes :

  • On retrouve le syndrome du petit estomac puisqu’on retire les 2/3 de celui-ci. Rappelons-nous que l’estomac, étant de taille réduite, ne peut pas stocker autant de nourriture qu’avant l’intervention, d’où un sentiment de satiété très précoce et intense. Il faudra donc ajuster les quantités des repas, manger calmement et doucement, boire en dehors des repas et par petites gorgées pour ne pas remplir d’un coup l’estomac mais assurer une hydratation suffisante.
  • Il y a une diminution de la fonction de brassage de l’estomac, il faudra ainsi adapter la texture. D’abord une phase « liquide », puis « mixée », « hachée » et enfin de texture normale.
  • Augmentation du risque de développement de germes car la sécrétion d’acide chlorhydrique est abaissée
  • Carences nutritionnelles possibles qui seront à surveiller
  • Reflux gastro-oesophagien = remontées du contenu acide de l’estomac dans l’œsophage ce qui peut le brûler. Pour cela il faudra mettre en place divers conseils hygiéno-diététiques tels que :
  • Éviter les siestes après le reps
  • Ne pas se pencher en avant
  • Supprimer les corsets, ceinture et vêtements serrés
  • Ne pas fumer ni boire de l’alcool
  • Ne pas boire de boissons gazeuses (dans tous les cas déconseillés en cas de chirurgie de l’obésité)
  • Saignements post-opératoires, ulcères, fuites ou rétrécissement au niveau de l’estomac restant, dilatation de l’estomac

La dérivation bilio-pancréatique

La dérivation bilio-pancréatique est une technique de type malabsorptive et restrictive. Avant de vous présenter cette technique, un peu de théorie pour mieux comprendre en quoi elle consiste.

chirurgie bariatrique enzymes

Les nutriments contenus dans les aliments, pour être absorbés et utilisés par l’organisme, doivent être digérés. Pour cela, diverses molécules sont nécessaires pour couper les nutriments et les absorber. Ces molécules se nomment les enzymes. Les enzymes qui aident à digérer les nutriments sont contenus dans la salive, les sucs gastriques, pancréatiques et la bile. On peut les imaginer comme des ciseaux qui coupent les nutriments pour les rendre plus petits et être plus facilement assimilés.

La digestion débute dans la bouche via la mastication et la salive, qui commencent à découper les nutriments. Elle se poursuit dans l’estomac grâce au suc gastrique, puis continue dans les intestins (notamment dans le duodénum et le jéjunum) grâce aux sucs pancréatiques et à la bile qui sont déversés dedans. Une fois que les nutriments sont découpés en « morceaux » et sont suffisamment fins, ils peuvent être absorbés par l’intestin et utilisés par l’organisme.

Technique de la dérivation bilio-pancréatique : Nous avons dit précédemment que cette technique est d’une part restrictive et d’autre part malabsorptive.

  • C’est une technique restrictive puisqu’on enlève une partie de l’estomac
  • C’est également une technique malabsorptive. On a vu que c’est en partie grâce aux sucs pancréatiques et à la bile que les nutriments sont digérés et absorbés. On a également appris que ces 2 sucs sont déversés dans la partie haute de l’intestin (duodénum + une partie du jéjunum). En fait, le but de cette technique est de court-circuiter le duodénum et une grosse partie du jéjunum pour diminuer franchement l’absorption des nutriments.

Vous pouvez voir, sur le schéma présenté ci-dessous, qu’on abouche l’estomac à la dernière partie de l’intestin pour faire passer les aliments directement jusqu’au gros intestin. Aussi, on abouche le duodénum et jéjunum (première partie de l’intestin qui est la plus longue) tout à la fin de l’iléon (numéro 4). Ainsi, les nutriments ne sont digérés et absorbés que sur la dernière partie de l’intestin. Mais il faut savoir qu’une grande partie de ce qu’on mange n’est pas du tout assimilée et passe directement dans le côlon (gros intestin).

Nous savons que les nutriments apportent chacun des calories en proportions différentes

  • 1g de protides = 4kcal
  • 1g de lipides = 9kcal
  • 1g de glucides = 4kcals

Ainsi, la diminution d’absorption des nutriments entraine une diminution des calories assimilées par l’organisme d’où la perte de poids puisque pour fonctionner l’organisme doit utiliser les nutriments que nous avons en réserve.

chirurgie bariatrique dérivation

Cette technique est réservée aux patients ayant un IMC >50kg/m², et provoque une perte de poids de l’ordre de 60-65kg. Elle présente des complications importantes :

  • Risque important de carences notamment en protéines et vitamines, qui ne sont plus assimilées
  • Risque de malabsorption de médicaments
  • On retrouve le syndrome du petit estomac puisqu’on retire les 2/3 de celui-ci. Rappelons-nous que l’estomac étant de taille réduite il ne peut pas stocker autant de nourriture qu’avant l’intervention, d’où un sentiment de satiété très précoce et intense. Il faudra donc ajuster les quantités des repas. Aussi, il faudra également boire en dehors des repas et par petites gorgées pour ne pas remplir d’un coup l’estomac mais assurer une hydratation suffisante.
  • Il y a une diminution de la fonction de brassage de l’estomac, il faudra ainsi adapter la texture. D’abord une phase « liquide », puis « mixée », « hachée » et enfin de texture normale.
  • Augmentation du risque de développement de germes car la sécrétion d’acide chlorhydrique est abaissée
  • Risque de dumping syndrome. Il faudra ainsi veiller à éviter le sucre, le sel et faire évoluer la température de vos plats. D’abord ils devront être tiède (ni trop chaud ni trop froid) et au fur et à mesure selon la tolérance du corps on évoluera progressivement vers des températures plus chaudes ou plus froides comme on en a l’habitude en temps normal.
  • Risque de diarrhées, selles malodorantes (en partie dues à l’absence d’assimilation des protéines)
  • Complications chirurgicales : ulcères, fuite ou rétrécissement au niveau de la jonction entre l’estomac et l’intestin, hémorragies

Après l’intervention

La plupart du temps, la perte de poids est rapide, puis ralentit. Ce phénomène est tout à fait normal, il faut laisser le temps au corps de s’habituer au changement, et cela peut prendre plus ou moins de temps selon les individus.

Le suivi avec les différents professionnels de santé est très important pour dépister les complications, avoir un soutien et un accompagnement au sein de la prise en charge et suivre l’évolution de son état de santé. Un engagement perpétuel est nécessaire à vie. C’est également une occasion pour poser des questions si besoin. Différents suivis sont nécessaires :

  • Un suivi médical : repérer les éventuelles complications, prendre en charge les carences, adapter un traitement (diabétique par exemple), proposer une éventuelle chirurgie réparatrice (retrait de la peau excédentaire), après stabilisation de la perte de poids 12-18 mois après chirurgie de l’obésité.
  • Un suivi nutritionnel : suivre les étapes de la réalimentation pour voir si tout se passe correctement, vérifier que son alimentation est équilibrée, vérifier la bonne tolérance du corps au changement de l’alimentation et de l’activité sportive. Établir un suivi de poids.
  • Un suivi psychologique : le changement rapide d’apparence nécessite une période d’adaptation qui est normale. Un suivi psychologique peut être envisageable pour établir un accompagnement lors de ce changement d’apparence corporelle.

Des conseils sont communs à toutes les interventions :

  • Manger lentement, par petites bouchées et bien mastiquer
  • Prendre son repas dans le calme et sans écrans
  • Être à l’écoute de ses sensations alimentaires
  • Dès les premières douleurs digestives suite à l’ingestion d’aliments, il faut arrêter de manger
  • Boire entre les repas pour ne pas remplir l’estomac et ne pas boire de boissons gazeuses
  • Manger de façon équilibrée et variée pour instaurer de bonnes habitudes alimentaires sur le long terme, éviter les carences nutritionnelles et favoriser la perte de poids.

Voici les conseils hygiéno-diététiques de base :

  • Se réserver au moins 20 minutes par repas
  • Manger dans le calme, sans écran
  • Bien mastiquer : la digestion débute dans la bouche et participe au sentiment de satiété
  • Bien s’hydrater sur la journée : au minimum 1,5L par jour !
  • Ne pas sauter de repas
  • Ne pas grignoter entre les repas
  • Être à l’écoute de ses sensations alimentaires 
  • Limiter sa consommation d’alcool
  • Pratiquer une activité physique et sportive régulière : 30 minutes d’activité modérée par jour (marche, natation…)
  • Poser sa fourchette entre chaque bouchée vous permettra de prendre votre temps

Les questions le plus souvent posées

Est-il possible d’avoir des enfants après s’être fait opérer ?

Oui, mais il faut avant cela une période d’adaptation et de préparation suffisamment longue. Il est conseillé d’attendre au moins 12 à 18 mois avant d’envisager une grossesse, afin de stabiliser le poids. De plus, il faut vérifier qu’il n’y ait pas de carences avérées et, dans le cas où il y en aurait, il faudra les corriger. Il faut également savoir que la grossesse, après avoir recouru à de la chirurgie bariatrique, devra être suivie de près pour repérer d’éventuelles complications et dépister les éventuelles carences nutritionnelles. Concernant la contraception avant d’envisager une grossesse, il est conseillé d’en parler à son médecin pour des conseils adaptés et personnalisés.

L’Assurance maladie rembourse-t-elle l’opération ?

Oui, néanmoins, certains suppléments vitaminiques et protidiques, certains dosages biologiques (substances dosées dans le sang) ainsi que les consultations psychologiques et diététiques de suivis après l’opération ne seront pas remboursés et seront à votre charge. Toutefois, le plus sûr est d’en parler à votre chirurgien, votre Assurance maladie et votre mutuelle.

Après une chirurgie de l’obésité, faut-il éviter certains médicaments ?

Oui, ainsi, il est nécessaire de s’informer auprès de son médecin traitant et d’informer tout professionnel de santé que vous avez eu recours à une opération bariatrique.

Conclusion

La chirurgie bariatrique fonctionne pour perdre du poids. Néanmoins, elle reste une opération lourde et peut avoir des conséquences importantes sur votre état de santé. Il est important de bien réfléchir à la nécessité d’une telle intervention avant de s’engager. Peut-être qu’un rééquilibrage alimentaire, l’introduction d’une activité physique adaptée et un accompagnement de qualité pourront suffire, mais, dans tous les cas, il ne faudra pas hésiter à poser des questions et à s’informer suffisamment. N’oubliez pas qu’une fois l’opération faite, vous ne pourrez pas retourner en arrière, et les efforts seront à fournir sur le long terme.

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